AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 glimmer of hope ▬ feat. Hakai

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Yukari A. Shûzen


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 30
Date d'inscription : 16/06/2014

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Non
Guide :: /

MessageSujet: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Sam 28 Juin - 12:54




FEAT. Hakai
571 MOTS

入り江の国
Ah, combien de jours s’étaient-écouler alors que tu avais l’impression de dormir paisiblement ? Non, t’avais pas encore compris que cinq longues années s’étaient écoulés pendant ton sommeil. T’avais l’impression d’avoir dormi de longues heures, simplement. Alors pourquoi sentais-tu ton corps si engourdi ? Pourquoi tes cheveux te paraissaient-ils si long, tes yeux si fatigués qu’ils en avaient, du mal à s’ouvrir ? Tu ne comprenais pas, et tu te sentais soudainement perdue. Ce n’était pas l’hôpital dans lequel tu avais l’habitude d’aller auparavant. Quand avait-il changé ? Ah, tout te semblait si étranger, tu ressemblais à ses personnages de mangas qui s’évanouissaient et se réveillaient dans un autre monde. La comparaison t’aurait presque fait rire si tes lèvres réussissaient à s’étirer, ne serait-ce qu’un peu. Alors tu commençais à avoir peur, incapable de bouger tes membres comme tu le souhaiterais. Etais-tu paralysée ? Que se passait-il ? Une lueur de détresse fit une brève apparition dans tes yeux avant que les images de cet évènement ne te reviennent en pleine figure.

Des flashs. Des gens suffocants. Et eux. Parmi les autres.

La peur revint habiter ton corps qui se mit à trembler, les images ne voulaient pas quitter ton champ de vision et tu voulais crier, mais ton corps ne te le permettait pas. Aucun son ne sortait. Tu étais pitoyable, c’est ce que tu pensais. Mais leurs sourires te revenaient, puis leurs visages pendant cet incident. C’était horrible. Insupportable. Ca te donnait envie de vomir, mais ton corps refusait toujours de bouger. Tu sentais que tu avais du mal, parce que tu ne voyais même pas le mouvement qu’il y avait dans ta chambre. Ah, si seulement tu pouvais bouger, tu courrais les rejoindre, les serrer dans tes bras pour t’assurer qu’ils vont bien. Tu aimerais tant les voir, voir leurs visages, leurs sourires. De très légères larmes finirent par couler, comme quoi ton corps recommençait à s’habituer. Les alentours te parurent moins flous, tes doigts daignaient enfin remuer. Mais tu sentais ton cœur battre lentement, trop lentement.

Tu voulais les revoir. Qu’ils te disent que tout allaient bien. Tu voulais retrouver ce quotidien insouciant que vous aviez. Avec les sourires, les peines et les pleurs qui allaient avec. Mais tu voulais les regardes, serrer leurs mains, et enfin tout lui avouer à lui. Et tu comptais bien le faire, tu étais déterminée, même. Mais ce que tu savais pas, c’était qu’ils n’avaient pas tous survécus. Non, tu le savais pas, alors tu t’accrochais à des espoirs inutiles jusqu’à la fin.

Ce n’est qu’après ses interminables minutes de réveil que tu décidas d’inspecter la pièce. Blanche. Qu’est-ce que tu haïssais cet endroit. C’était morne, vide, tu sentais la mort approché à chaque coin des pièces. Toi, tu voulais partir, là, tout de suite. T’enfuir loin pour les retrouver. C’est là que tu le vis. Un homme. Brun. Mal rasé. Alors tu plongeais tes yeux dans les siens. T’essayais de te remémorer une image, une voix. La carrure te faisait bien penser à un de tes amis, mais le reste t’était inconnu. Alors tu ouvris doucement la bouche, et tes lèvres bougèrent au ralenti, difficilement :

« … Vous … Qui … ? »

Tu te sentais pitoyable, hein ? Incapable de former une phrase correcte. C’était étrange. Tu comprenais pas. Depuis combien de temps n’avais-tu pas ouvert la bouche ? Trop longtemps. Ah, pauvre enfant, si tu savais.
code par Junnie sur Apple-Spring Ҩ 2013

_________________



Yukari, elle chante doucement en #B22222

Ava' par Yuichi-chii, you will make me cry, u know ? Thanks anyway. ; w ;
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hakai N. Ongakû


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 105
Date d'inscription : 28/10/2013
Age : 20
Localisation : DTC

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Oui
Guide :: Jin K. Levi

MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Mar 1 Juil - 0:14

Je me demande ce que ça ferait si je mourais, là, tout de suite.

Déjà, comment est-ce que je mourrais ? Coma éthylique, sans hésiter. Ça fait des années que je plonge de plus en plus profondément dans l'alcoolisme. J'ai essayé de compenser avec autre chose, le sport, les études, le tabac. Mais c'est l'alcool qui me fait le plus de bien. Qui me permet de vraiment penser à autre chose que ces moments volés, que ces instants voilés, où nous n'étions que tous les deux, où rien d'autre que lui et moi n'existait. Il agissait sur moi comme l'alcool le fait aujourd'hui. J'oubliais tous mes problèmes, toutes mes peurs, tous mes défauts et tous les siens ; il n'y avait que ses yeux rieurs, que ses lèvres soyeuses, que ses mains hardies.

Et maintenant, il n'y a plus que l'éclat morne d'une bouteille de verre qui m'appelle, tentatrice, en me susurrant des mots doux à l'oreille, exactement comme il le faisait quand nous étions seuls tous les deux.

Shin était une drogue.
Il était ma drogue.
Et maintenant, je suis en manque, alors je trouve des substituts. Je me rabats sur une qualité largement inférieure mais qu'importe, si l'effet est le même.

Peut-être que je peux mourir parce que je me suis fait lyncher, aussi. C'est un peu moins naze, mais bon, c'est du pareil au même. De toute façon, qui me regrettera ? Shin a disparu, si ça se trouve, il est déjà mort. Ryuku est mort. Piper est morte. Yukari est dans le coma, et si elle se réveille, elle ne sera rien de plus qu'un légume. Ma mère m'a abandonné. Mon père est mort. Mes grands-parents n'en ont absolument rien à faire de moi et je le leur rends bien. Oh, So, peut-être. Elle va regretter de plus m'avoir comme compagnon de fumette. Mais elle a pas que moi, et elle aussi est au bout du rouleau. Je me demande pourquoi elle est toujours là, d'ailleurs. Jamais osé lui demander. Je devrais, peut-être.

Plus le temps passe, plus j'en ai envie. D'aller voir ce qu'il y a de l'autre côté de la barrière. Est-ce qu'on revoit les gens qu'on a aimé ? Est-ce qu'on revoit les morts qui ont marqué notre vie ? Est-ce qu'on obtient des réponses à nos questions ? Ou est-ce qu'il n'y a rien du tout, et notre conscience s'effiloche avant de rejoindre ce néant absolu ?

J'en ai tellement, des questions. Pourquoi mon père a dû mourir. Pourquoi ma mère ne m'a plus témoigné d'affection depuis. Pourquoi elle m'a parqué ici. Pourquoi elle ne m'a jamais contacté. Pourquoi j'aime les femmes et aussi les hommes. Pourquoi suis-je incapable de me contrôler. Pourquoi suis-je fixé sur le passé et non pas sur le présent ou l'avenir. Pourquoi j'ai survécu et pas eux. Pourquoi des inconnus ont enlevé Shin. Pourquoi ai-je tué cette gamine. Pourquoi même ma guitare ne me fait plus sourire. Pourquoi.

Pourquoi, pourquoi, pourquoi.

POURQUOI, BORDEL ?!!!

Pourquoi mon portable sonne-t-il.

Je tendis la main et décrochai.

« Allô... ? », marmonnai-je, la bouche pâteuse, l'œil vide, l'haleine fétide. Les mots de mon interlocuteur n'avaient pas de sens. Il parlait de l'hôtel, de révolte, de yukulélé. Des joueurs de yukulélé ivres menaient une révolution communiste au sein d'un hôtel tenu par un riche magnat du pétrole ?

Puis la lumière fut, comme dit l'autre.

La déclaration de l'homme au téléphone eut un effet immédiat. Wah. Ça faisait longtemps que j'avais pas eu d'adrénaline dans les veines. Je me précipitai dans la salle de bains et m'aspergeai le visage d'eau froide avant de me brosser vigoureusement les dents pour finalement sortir en trombe, m'y reprendre à deux fois pour fermer correctement la porte à clé à cause de mes mains tremblantes, et dévaler les marches quatre à quatre et courir sur le chemin de l'hôpital. Ça ne fait que quelques jours que je suis enfermé chez moi à ne faire que boire, mais je le ressens déjà. Urgh. J'ai perdu autant de souffle en quelques jours ? 'Tain, va falloir que je me reprenne.

Le type au téléphone m'a dit qu'elle avait été transférée à l'infirmerie du bahut il y a quelques jours – merde, tout mais pas le bahut – et que c'était là qu'elle s'était réveillée. Au moment de passer les grilles, je m'arrête, incapable de les franchir. J'ai l'impression que si je retourne là-bas, je ne pourrai plus jamais m'en aller. Si j'entre à nouveau, je serai prisonnier, je ne pourrai pas m'échapper, je retomberai dans ce cercle impitoyable de violence gratuite et absurde. Non. Non. Je veux pas. Je veux pas y retourner, j'ai peur, quelqu'un, n'importe qui, mais pas moi, je veux pas y aller, non, non, non, me forcez pas à retourner là-bas, pitié...

Une violente rafale de vent me fit perdre mon équilibre instable – donc même ça est instable chez moi, super, haha – et je vacillai. Merde. Je peux pas flancher. Yukari m'attend, elle est toute seule.

« L'hôpital m'a chargé de vous annoncer le réveil de votre amie Yukari Shûzen. »

C'étaient les mots du type au téléphone.
Je peux pas entrer, mais je peux pas rester là non plus. Merde. Merde merde merde. Allez, Hakai, fonce, tu peux pas la laisser toute seule. Je pris une inspiration et traversai les quelques mètres qui me séparaient de l'entrée. Retrouver le chemin de l'infirmerie fut facile. Je me remis à courir. La peur était passée, et même si elle reviendrait sûrement, ça ne comptait plus. Yukari était là, elle s'était réveillée, et je me fous littéralement de savoir si elle est un légume ou pas.

Elle s'est réveillée. Je ne suis plus tout seul.

J'ouvris la porte avec violence, sans réfléchir, faisant s'envoler quelques feuilles qui traînaient ici et là. Et je la vis. Je ne l'ai pas vue depuis que je me suis enfermé chez moi après avoir trouvé ce corps et sombré dans l'alcoolisme. Elle n'a pas changé.

Son corps maigre, famélique, paraît toujours aussi fragile. Je ne me rends plus compte d'à quel point ses cheveux ont poussé. En cinq ans, je les ai vus croître et s'allonger, recouvrant ses épaules, son dos, son visage, puis son corps tout entier. Je n'ai jamais voulu qu'on les coupe. J'adorais les cheveux de Yukari, la profondeur de leur noir, un noir de jais, intense, brillant. Mais tout ce que je vois en cet instant, c'est un noir terne, sans vie, comme ces immenses yeux écarlates qui me fixaient d'un air morne et vide, sans assimiler les informations. Je me rappelai mon reflet dans le miroir. Cela faisait des années que je ne me teignais les cheveux plus qu'occasionnellement, et j'avais cessé de me raser depuis plusieurs semaines à présent. J'avais les cheveux d'un brun très sombre, la barbe drue, à l'opposé de l'image qu'elle avait de moi. Et j'avais vieilli. Mes traits s'étaient marqués. Je ne suis pas ridé, loin de là, mais j'ai parfois l'impression de l'être. J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

Je frémis. Les médecins m'avaient appris qu'elle portait des lentilles pour cacher la couleur de ses yeux, mais je ne les avais jamais vus. Ils auraient pu être magnifiques, s'ils avaient étincelé comme autrefois. Je déglutis. Je me suis préparé à cela. A retrouver un être vide, vivant mais mort à l'intérieur, dont le cerveau ne pourrait plus assurer que les fonctions vitales. Mais je n'avais pas imaginé que ce serait aussi dur de la voir ainsi, immobile, minuscule dans ce lit immense, la peau d'albâtre et les cheveux d'ébène. Je la revois encore courir, éclater de rire, râler, rougir, se mettre en colère, pleurer, me frapper, s'excuser, me crier dessus, chanter, jouer de la guitare, regarder Ryu avec un air d'adoration parfois...

Et maintenant, plus rien.

« … Vous … Qui … ? »

Mon cœur s'arrêta. Vraiment. Genre, pendant trois secondes, j'ai senti qu'il y avait un problème par là. Et puis je craquai. Elle parlait. Tout n'était pas perdu. Je me précipitai vers elle et la pris dans mes bras, serrant son petit corps squelettique dans mes bras. C'était effrayant de la voir ainsi, elle qui était parfaite au niveau de la silhouette. Je n'avais absolument rien compris à sa phrase, mais je m'en foutais, je m'en foutais, elle parlait, elle pouvait parler, et elle était là, devant moi, vivante, et putain, y avait quelqu'un avec moi, même tout petit, tout maigre et tout faible, je m'en fous, je suis plus tout seul, je suis plus tout seul...

Merde, je pleure maintenant. Reniflant un bon coup, je la gardai contre moi, caressant ses cheveux toujours très doux, et murmurai :

« ... Je suis là... C'est fini... Tu m'as manqué, Yukari... Tu m'as tellement manqué... »

Je ne sais pas si elle va reconnaître ma voix. On chantait tout le temps ensemble, mais ma voix est devenue encore plus grave, encore plus rauque, à force de fumer ; elle est basse et rocailleuse. Sa voix à elle est terriblement faible, mais je veux l'entendre à nouveau.

« C'est moi, Hakai... Tu te souviens... Le grand abruti qui râlait tout le temps... »

Que cette époque me paraît loin. Cinq ans, ça passe vite, mais ça passe lentement. C'était il y a tellement longtemps. J'étais pas heureux, mais j'étais moins malheureux qu'aujourd'hui. Mais là, je retrouve une parcelle des bonheurs temporaires que j'éprouvais alors. Quand je jouais de la musique avec eux, c'était incroyable.

Il faut que je prévienne rapidement Kaoru. Ça fait longtemps qu'elle n'est pas venue ; depuis que Shin a disparu. Ah non, elle était là à mon anniversaire aussi. C'était légèrement après. Elle aussi, elle me manque. Elle me manque encore plus maintenant que je songe à tourner la page. À me résigner à ne jamais le revoir. J'ai besoin d'elle. J'ai envie de la savoir avec moi, de la serrer dans mes bras. Même si c'est débile, même si c'est irresponsable, même si elle doit absolument rester en Angleterre et revenir le moins possible ; je veux qu'elle soit là. Si elle est là avec moi, je pourrai oublier un peu de mes emmerdes et retrouver cet état de félicité dans lequel je flottais quand Shin était avec moi ; dans lequel je flotte quand je bois jusqu'à en perdre la mémoire ; et dans lequel je flotte, là, maintenant, en serrant Yukari contre moi et en la sachant vivante.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Yukari A. Shûzen


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 30
Date d'inscription : 16/06/2014

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Non
Guide :: /

MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Mar 1 Juil - 22:51




FEAT. Hakai
727 MOTS

入り江の国
Ah, tous tes sens s’étaient dispersés. Tu ne comprenais plus où tu étais, qui était là, qui n’y était pas. De longs fils noirs et points de couleur défilaient. Ta tête te minait, tu sentais la douleur envahir ton corps alors que celui-ci se soulevait sans explication. Mais tout retomba d’un seul coup, comme si la présence qui était à tes côtés avait été un remède, qui avait parcouru ton corps en un instant. Cette étreinte chaude et réconfortante, tu la connaissais, tu le voyais. Oui, tu le voyais, mais ses yeux étaient cachés par les longues lignes noires qui parcouraient ton champ de vision, peu importe où tu posais les yeux. Mais si cette personne t’avait reconnue, il y avait une chance que ce soit l’un d’eux, n’est-ce pas ? L’élan d’espoir qui emplit ton corps te permit d’attraper faiblement une partie de son vêtement. Tu essayais de lui rendre son étreinte avec les forces que tu avais. Cet être qui t’avais peut-être attendu, et reconnu après cinq longues années où même toi, tu n’avais plus l’impression de te connaître.

« ... Je suis là... C'est fini... Tu m'as manqué, Yukari... Tu m'as tellement manqué... »

Un léger, très léger sourire étira tes lèvres. Même si elle sonnait différemment, déformé par tu ne savais trop quoi, sa voix était resté rauque, et grave. Il n’y avait que sa voix à lui qui se démarquait de cette manière. Cette voix qui envoyait tant d’émotions quand il se mettait à chanter, plongé dans la chanson. Cette voix qui t’avais déjà hurlé dessus maintes fois, mais qui avait ri avec toi, chanté avec toi. Ah, c’était si bon de savoir qu’il était en vie, bien présent, devant toi, même si tu ne le voyais pas très bien, tu le savais à ses côtés. Ah, Hakai, si tu savais à quel point tu lui avais manqué …

Une petite larme sauvage s’échappa pour rouler doucement sur sa joue. La douleur lancinante venant de ton cœur serré par l’inquiétude s’était amoindrie, tandis que ton corps tremblait alors que tu essayais de faire un effort pour lui rendre plus soigneusement son étreinte, en vain. Mais qu’importe, c’était si rassurant de l’entendre, le sentir près de toi.

« C'est moi, Hakai... Tu te souviens... Le grand abruti qui râlait tout le temps... »

Tu hochas légèrement la tête, trop faiblement à ton goût, mais assez pour qu’il te comprenne. Tu avais encore du mal à le croire. A peine t’étais-tu réveillé qu’il y avait quelqu’un pour toi. Même si tu n’avais aucune idée du nombre de patients qu’il y avait dans cet endroit, tu te sentais chanceuse. Tu ne te réveillais pas seule. Il y avait Hakai, là, près de toi, pour te rappeler que tu étais bien réveillée, bien présente, bien vivante. Ce sentiment réchauffa ton cœur, qui, sous l’émotion, bondit chaleureusement. Ca faisait tellement de bien. Et dire qu’il y a encore quelques minutes, tu te sentais morte de l’intérieur. Maintenant, tout ton champ de vision avait repris ses couleurs. Même cette chambre, qui te paraissait immaculée, avait pris les tons brillants du soleil de l’extérieur, qui traversait doucement les rideaux. Tout était devenu plus beau, avec sa présence. Alors tu ouvris faiblement la bouche pour murmurer :

« … Oui … Souviens … Hakai … Ha-Hakai-nii-san … »

Alors tu te mis à croire encore plus en cet espoir inutile. Si lui était vivant, les autres l’étaient peut-être aussi. Peut-être étaient-ils dans le coma, tout comme tu l’avais été. Mais tu culpabilisais. Hakai. Peut-être était-il réveillé depuis longtemps. Ou peut-être ne s’avait-il jamais été dans le coma. Ah, si seulement tu avais pu te réveiller plus tôt, pour être à ses côtés plus vite, en attendant les autres. Tout te semblait encore possible sous cette perspective, et si elle se brisait, tu allais te briser avec. Sauf que, ça te semblait si improbable que l’on t’annonce qu’ils n’étaient plus là, que tu ne voulais même pas y penser.

« …Yukari … Désolée … Laisser t-tout … Seul …Longtemps … Pleure pas … »

Ta petite main s’accrochait à lui comme elle pouvait, alors que tu entendais le raisonnement de ses sanglots. Tout n’était encore que très flou, mais tu distinguais les choses. Ha, tu n’étais plus seule, dans ce rêve froid et sombre. Enfin …

« … Merci … »

code par Junnie sur Apple-Spring Ҩ 2013

_________________



Yukari, elle chante doucement en #B22222

Ava' par Yuichi-chii, you will make me cry, u know ? Thanks anyway. ; w ;
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hakai N. Ongakû


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 105
Date d'inscription : 28/10/2013
Age : 20
Localisation : DTC

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Oui
Guide :: Jin K. Levi

MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Sam 12 Juil - 20:48

Ses paroles furent un déclic.
 
« … Oui … Souviens … Hakai … Ha-Hakai-nii-san … »
 
Je sais que je ne devrais pas vivre dans le passé. Que je devrais tourner la page, aller de l’avant, toutes ces conneries que vous conseillent les connards à qui la vie ne fait que des cadeaux. Mais bordel, maintenant, c’est impossible. Pas si elle m’appelle comme ça. C’était notre code. Y avait qu’elle qui m’appelait comme ça, ça rendait son frère dingue, d’ailleurs. Je crois qu’il s’est toujours imaginé que j’étais une sorte de délinquant infréquentable qui cherchait à coucher avec sa sœur, laquelle était éperdument amoureuse de moi. Ce qui n’est qu’à moitié faux ; j’ai toujours été un délinquant infréquentable.
 
De toute façon, cet enfoiré avait assez de fric pour pouvoir s’enfuir.
 
A la réflexion, c’est assez intéressant de voir à quel point je suis jaloux de Skyfall, et pas de Kaoru, qui pourtant elle aussi a réussi à s’enfuir grâce à son argent.
 
Toujours est-il que la petite voix aigüe de Yukari fit remonter des souvenirs doux-amers. Ça fait tellement mal de penser à la joie qu’on avait à être tous ensemble, maintenant que certains sont morts et que d’autres sont comme si. Impossible de ne pas y songer.
 
Parfois je me demande ce que je préférerais. Que ma mère ne m’ait jamais amenée ici, et que je ne les aie jamais connus ; ou que ces instants aient duré l'éternité, et que cette catastrophe ne soit jamais arrivée. Si c'était à refaire, referais-je ce chemin ? Je ne sais pas. Il y a des choses que je ne ferais pas. Je n'embrasserais pas Shin le soir de Noël, après qu'il m'eût entraîné dans cette salle de classe vide, à l'écart de tout. Je ne chercherais pas à lui plaire à tout prix. Je n'essayerais pas de le retenir auprès de moi.

Tu m'as fait tellement de mal, Shin. Si tu savais à quel point tu m'as fait mal. Mais le pire, c'est que tu t'en rendais même pas compte ; je sais que tu m'aimais vraiment, même si parfois j'étais tellement mal que j'en doutais. Mais ça ne t'empêchait pas d'être volage, infidèle, de piétiner ma fierté et mes sentiments. Moi qui pensais être foncièrement égoïste, je me suis montré d'un rare altruisme dans ma relation avec lui. Combien de fois lui ai-je (officiellement ) pardonné ses écarts... ?

Non, vraiment, ça suffit. Je t'aimais, Shin. Je t'aime encore aujourd'hui, et je mettrai du temps avant de finalement mettre de côté ces sentiments ; mais j'y parviendrai. Je me trouverai quelqu'un d'autre, quelqu'un qui ne me fera pas mal comme ça.

Le murmure de Yukari me tira de ma torpeur.

« …Yukari … Désolée … Laisser t-tout … Seul …Longtemps … Pleure pas … »

J'eus un faible sourire. Comme si tu y pouvais quelque chose, petite. Évidemment que ces cinq ans passés tout seul ont été insupportables ; mais je ne peux pas t'en vouloir... Sa main minuscule serra un peu le tissu de mon T-shirt. Elle n'avait plus de force. Elle était tellement loin de la Yukari que j'avais quitté, pleine de vie et d'éclat, brillante, pétillante, la joie de vivre incarnée. J'avais l'impression que ce que je tenais dans mes bras était un vestige du passé, une sorte de résidu, de ruine, dont on pouvait déterminer l'identité en inspectant son apparence, mais dont l'esprit, le mental, tout ce qui se trouvait à l'intérieur même de cet être, nous restait étranger et inaccessible. Mais je n'avais que ça pour me raccrocher. Elle devenait tout. Je n'avais besoin que de ça, que d'une présence amie à côté de moi, pour m'écouter et à écouter, pour me tirer de ma solitude, comme les quelques heures volées en compagnie de Kaoru, lorsqu'elle venait voir Shin à l'hôpital.

Il me faut simplement quelqu'un d'autre que mon reflet dans mon miroir brisé – ce qui ne me fait ni chaud ni froid. Je suis plus à sept ans de malheur près.

« … Merci … », chuchota Yukari.

« C'est normal », murmurai-je d'une voix étranglée par les pleurs, sans cesser de caresser ses cheveux si soyeux. « J'aurais pas pu te laisser, de toute façon... »

Comment vais-je bien pouvoir lui expliquer qu'on est plus que tous les deux ? Que le garçon qu'elle aime a disparu et qu'elle ne le reverra jamais ? Qu'elle va devoir réapprendre à marcher toute seule, dans le froid, le vent, la nuit, sans jamais, au grand jamais, entendre sa voix l'encourager ? Alors oui, son ami sera là, mais il ne pourra jamais reboucher le trou béant qui se creusera dans son coeur lorsqu'elle apprendra la vérité. Je ne le sais que trop bien. Tu aurais peut-être mieux fait de rester endormie pour l'éternité, Yukari ; le chemin que tu prends, s'il t'apportera quelques maigres joies, ne sera que souffrance et tristesse. C'est dans un tunnel que tu t'engages, et personne ne sait s'il possède une fin. Mais mon tunnel à moi s'est éclairé en te voyant vivante et éveillée. Alors même s'il est toujours profondément plongé dans l'ombre, une petite lueur s'est allumée sur la paroi, et tant que tu seras avec moi, je pourrai avancer en sachant à peu près où je marche...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Yukari A. Shûzen


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 30
Date d'inscription : 16/06/2014

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Non
Guide :: /

MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Mer 30 Juil - 23:50




FEAT. Hakai
505 MOTS

入り江の国
« C'est normal… J'aurais pas pu te laisser, de toute façon... »

Ton cœur semblait comblé de bonheur. Tu n’allais pas être seule, peu importe le moment où tu allais te réveiller. Mais toi, tu aurais pu le laisser seul. Peut-être que ton corps n’aurait pas tenu, alors il aurait été seul. Seul … Tu sentis tes membres s’engourdir. C’était trop horrible. Tu étais heureuse d’être enfin réveillée. Heureuse oui, mais pour combien de temps encore ? Comment pouvais-tu savoir qu’il te cachait la vérité la plus sombre que tu pouvais entendre ? Tu ne pouvais pas, c’est pour ça que tu étais heureuse, pour le moment. Alors un léger, très léger sourire orna une nouvelle fois tes lèvres. Si lui était ici, alors les autres étaient peut-être vivants ? C’était une certitude. Même si Hakai était plus robuste que les autres, ils pouvaient avoir survécus. Ils le devaient. Sinon, elle ne pourrait pas vivre pleinement. Mais ce n’était pas une possibilité à envisager, si ? Il y avait toujours un espoir … Même dans les périodes les plus sombres … Non ?

« … Autres ? L-les … Autres … ? R-Ryuku …Piper … S-Shin … ? »

Jamais tu n’avais eu autant de mal à t’exprimer, et tes yeux encore flous commençaient à vraiment dessiner les contours du visage de ton seul ami présent. Le seul que tu auras, bien que tu ne le saches pas encore. Oui, tu n’avais pas rêvé, il avait changé. Seul ses yeux étaient restés les mêmes qu’avant. Quoique qu’une violente lueur que tu avais connu était plus présente que jamais. Ça t’inquiétait, te tourmentait, mais tu ne parvenais pas à lui demander pourquoi. Rien qu’avec ta question précédente, tu avais l’impression d’avoir fait une énorme erreur. C’était seulement une impression, un ressenti, mais il était présent, et c’était troublant.

Tu essayais de te redresser comme tu le pouvais, sans le quitter des yeux. Tu avais l’impression que, si tu regardais quelques secondes  ailleurs, il allait disparaître et ne plus jamais revenir. Une mèche de cheveux tomba sur tes yeux, alors que tu tentais de les remettre en place. Ils devaient traîner par terre vu que tu ne les avais coupés pendant des années. A quoi bon s’en soucier pour le moment ….

Tu pris doucement la main de Hakai, et la serra à peine dans les tiennes, alors que tu y mettais toute la force que tu avais.

« Que s’est-il … Passé ? R-raconte … Moi … S’il te plait … »

La voix qui osait sortir de ta gorge n’était qu’un murmure presque plaintif, qui tentait de se faire une place. C’était désagréable. Mais un détail attira le peu d’attention que tu avais. Il semblait si … Triste. Comme si quelque chose l’avait complètement détruit … Comme si … Comme s’il avait perdu quelqu’un. Alors tes mains se mirent à trembler. Non, tu ne savais rien, tu ne devais pas te faire de fausses idées préconçues … Mais tu ne savais pas encore que c’était l’exact vérité.


code par Junnie sur Apple-Spring Ҩ 2013

_________________



Yukari, elle chante doucement en #B22222

Ava' par Yuichi-chii, you will make me cry, u know ? Thanks anyway. ; w ;
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hakai N. Ongakû


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 105
Date d'inscription : 28/10/2013
Age : 20
Localisation : DTC

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Oui
Guide :: Jin K. Levi

MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Mar 2 Sep - 17:54

Mon self-control s'effilochait à chaque murmure qu'elle prononçait. Je pleurais déjà ; je me mis à trembler. Elle l'avait fait. Elle l'avait demandé. Ce que je m'étais promis de lui annoncer le plus tard possible, elle le demandait dès son réveil. Un sourire amer étira mes lèvres gercées. Qu'espérais-je donc ? Qu'elle se contenterait de ça ? Yukari est comme moi, comme n'importe qui, elle veut des réponses ; mais à la différence des miennes, ses questions en possèdent. Qu'aurais-je voulu, à sa place ? Connaître toute la vérité et souffrir le martyre, ou rester dans l'ignorance pour tenir debout ?

« … Autres ? L-les … Autres … ? R-Ryuku …Piper … S-Shin … ? »

Si je peux répondre à ses questions, peut-elle répondre aux miennes ?

« I-Ils... », soufflai-je dans un murmure hésitant.

Je ne me suis jamais senti aussi lâche qu'en cet instant. Je voudrais fuir, courir loin, ne jamais voir s'éteindre le sourire si faible qui vient de fleurir sur son visage. Elle était si belle quand elle souriait, et elle l'est encore, malgré sa maigreur et l'épuisement qui se lit sur son visage. Je déglutis. Ai-je le même regard éteint qu'elle ?

Je me mordis la lèvre. Je dois le lui dire. Elle ne me pardonnera jamais d'avoir essayé de le lui cacher... Mais ça fait mal, ça fait tellement mal, je ne veux pas la voir devenir comme moi... Yukari, c'est la lumière, la joie, c'est les bulles dans l'eau pétillante, c'est le Nutella sur les tartines, c'est le petit truc qui te fait sourire même quand ça va pas.

Je sentis mes yeux s'embuer en cherchant à formuler une réponse cohérente.

« Que s’est-il … Passé ? R-raconte … Moi … S’il te plait … »

Ma bouche était entrouverte mais aucun son n'en sortait. Les mots m'avaient fui. J'avais oublié comment parler ma langue maternelle. J'aurais pu le lui dire en allemand ou en chinois ; mais le japonais, comme l'anglais, se refusaient à moi. Je réalisai que je tenais tellement à la préserver que je n'arrivais plus à m'exprimer de manière compréhensible pour elle. J'avais la sensation que si je lui avouais tout, c'était comme si je prenais une brindille dans la main et que je la cassais sans même y penser. Je me penchai sur elle pour repousser délicatement les mèches noires qui lui barraient le front.

« Yukari... », murmurai-je d'une voix si basse qu'elle en devenait presque inaudible.

C'est le moment ou jamais, Hakai. Dis-toi que si on t'avait caché comment ton père était mort, tu l'aurais jamais accepté.
Curieusement, cette pensée agit comme un déclic et, prenant une grande inspiration, je me jetai à l'eau.

« Ils... Ils sont morts », finis-je par souffler en baissant les yeux. « Il y a... Il y a eu une explosion. Il y a 5 ans. Presque tout le monde sur l'île est mort. Et parmi ceux qui ont survécu au choc, la plupart sont morts de leurs blessures ou plongés dans un coma profond. » Je sentis ma gorge se serrer, mes yeux me piquer, mes larmes en quête de liberté courir sur mes joues. Je vais pas y arriver. Je peux pas le faire. C'est trop dur. « P-Piper est morte sur le coup », articulai-je comme si on m'arrachait les mots de force. « Kaoru a réussi à s'enfuir à temps, elle est en sécurité en Angleterre. Ryuku... »

Je ne pouvais pas la fuir comme ça. Je plongea mon regard dans le sien, dans ses prunelles écarlates, si belles, qui auraient peut-être pu m'écarter de l'émeraude de Shin, il y a bien longtemps.

« Ryuku est mort aussi. Il est resté quelques jours dans le coma avant de succomber à ses blessures. »

Non, Yukari, ne pleure pas, je t'en prie, ne pleure pas, je vais faire quoi si toi aussi tu t'effondres... ?

Je serrai les dents pour m'empêcher de fondre en larmes, mais c'était trop tard. Éclatant en sanglots, je parvins à peine à murmurer :

« Q-Quant à Shin, il... Il était dans le c-coma, c-comme toi... m-mais il a disparu... J-J-J-J'ai p-plus... j'ai plus aucune nouvelle... J-Je sais pas où il est... ç-ça fait un an qu'il a disparu... J'étais t-tout seul... tout seul... Yukari... »

La suite ne fut que pleurs, cris et détresse. Je tentai de ramener mes genoux contre moi, mais mes jambes étaient trop longues et je n'étais pas assez souple pour faire tenir mes talons sur la chaise. A la place, j'enfouis mon visage dans mes mains en me retenant de hurler, parcouru de tremblements.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Yukari A. Shûzen


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 30
Date d'inscription : 16/06/2014

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Non
Guide :: /

MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Sam 11 Oct - 17:04




FEAT. Hakai
505 MOTS

入り江の国
Tu essayais de déceler une lueur dans son regard, n’importe laquelle, joyeuse, triste, désespéré. Mais tu ne voyais pas très bien. Tes yeux avaient beau s’être habitués, tu avais l’impression de rester aveugle alors que les formes étaient devenues bien plus nettes qu’auparavant. Aveugle car tu n’arrivais plus à voir ce qu’il ressentait. Et ça te faisait paniquer, tu sentais ton cœur recommencé à s’emballer et tes mains trembler. Quelle horrible sensation était-ce, de se sentir si impuissante et inutile dans une situation où quelqu’un semblait avoir désespérément besoin de toi …

« Ils... Ils sont morts. Il y a... Il y a eu une explosion. Il y a 5 ans. Presque tout le monde sur l'île est mort. Et parmi ceux qui ont survécu au choc, la plupart sont morts de leurs blessures ou plongés dans un coma profond. P-Piper est morte sur le coup. »

… Non. Non. C’était impossible. Ils ne pouvaient pas … Pas eux … Pourquoi eux ? Pourquoi ?! Tant de gens faisaient de mal aux autres sur Terre, et pourtant, ils vivaient. Ils vivaient, alors qu’ils méritaient sûrement la mort selon une bonne partie de la population … Alors pourquoi ceux qui avaient demandé à vivre normalement sont-ils morts ?! Ton visage se déformait un peu plus à chaque pensée, tes iris se contractaient alors que ton corps entier mit à émettre des tremblements bien trop visibles. Sauf que, tu ne pouvais plus rien changer. Pourquoi t’avais survécu, au juste ? T’étais bien plus faible que Piper… Piper, elle était morte … Une de tes meilleurs amis était morte … Si tu avais la force, tu hurlerais, tu crierais à en perdre la voix, mais ton corps ne voulait pas faire le moindre mouvement.

« Kaoru a réussi à s'enfuir à temps, elle est en sécurité en Angleterre. Ryuku... »

Ton cœur ne fit qu’un bond. Il fallait qu’il soit en vie, il le fallait, tu ne lui avais rien dit sur ce que tu éprouvais pour lui, il devait vivre. Il devait … !

« Ryuku est mort aussi. Il est resté quelques jours dans le coma avant de succomber à ses blessures. »

Une cassure. Quelque chose qui vola en éclats. Tu avais entendu ton cœur se briser en mille morceaux dans ta poitrine alors que tu étais encore abasourdie par ses mots. Ryuku … Mort ? Tu n’allais plus le revoir, du tout … ? Jamais … ? Une vague d’adrénaline emplit soudainement ton corps alors qu’un horrible et strident sifflement s’empara de ton audition. Sans le savoir, tu t’étais mise à hurler, à crier à plein poumon en soutenant ta tête entre tes mains. C’était impossible ! IMPOSSIBLE ! Tu aurais dû mourir toi aussi, tu aurais dû y laisser la vie plutôt que d’entendre une chose pareille ! Ton esprit était complètement brisé, si bien que tu n’entendais même plus Hakai te parler. Tes cris n’arrivaient même pas à parvenir à ton oreille à cause de ce sifflement. Finalement, ta raison de sourire avait disparue, ta raison de vivre même … A quoi bon rester vivante ? Tout ça n’avait plus aucune importance, alors que tes dernières larmes quittaient ton corps, s’écroulant sur le drap.
Qu’allais-tu faire maintenant ? C’est comme si ton âme s’échappait à mesure que tu hurlais, tes yeux écarlates étaient devenus des iris sans vie, sans aucune volonté. Ce fut après quelques minutes que le silence revint, relativement, tes sanglots résonnaient toujours dans cette chambre froide et sans vie. Sans vie, oui, exactement. Tu étais devenue un être sans vie, sans raison d’avancer. C’était horrible, alors que Hakai t’avais entendu, tu voulais mourir. Tu voulais te montrer extrêmement égoïste et prendre ta vie pour le rejoindre. L’idée était tellement ancrée dans ta tête que tu n’avais que son nom sur les lèvres.

« Ryu…ku … Ryuku … Reviens … Ryu … Reviens … Re…viens… »

Tout ça t’avait littéralement achevée, tu sentais ton corps devenir plus lourd, tes forces t’avaient soudainement quittées alors que tu t’écroulas en arrière sur ton lit. Tes yeux étaient maintenant visible, remplis de larmes et infiniment vide. Tu n’avais plus aucune raison de te tenir encore debout. Aucune.


code par Junnie sur Apple-Spring Ҩ 2013

_________________



Yukari, elle chante doucement en #B22222

Ava' par Yuichi-chii, you will make me cry, u know ? Thanks anyway. ; w ;
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hakai N. Ongakû


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 105
Date d'inscription : 28/10/2013
Age : 20
Localisation : DTC

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Oui
Guide :: Jin K. Levi

MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Sam 11 Oct - 17:31

C'est lorsqu'elle s'arrêta de crier que je réalisai qu'elle était morte.

Morte à l'intérieur. Comme si son affreux hurlement avait consisté en l'expulsion de toute vie hors de son corps. Comme si elle avait tout rejeté, tout vomi, et qu'il ne restait plus rien.

Je mis un certain temps avant de me redresser. La brutalité et la soudaineté de son cri m'avait fait bondir et je m'étais effondré au sol, tétanisé par la peur. Je n'avais en réalité rien à craindre. Mes larmes s'étaient brusquement arrêtées et je la fixai avec stupeur, sans tremblements, jusqu'à ce que sa voix s'éteigne et qu'elle se laisse tomber contre le matelas. Je restai immobile un instant, avant de brusquement reprendre mes esprits. Je me relevai péniblement en m'accrochant au lit et tandis qu'elle murmurait le prénom de Ryuku, je la pris dans mes bras.

« Calme-toi », murmurai-je. « Il est mort. Il ne reviendra jamais à la vie. Reste pas bloquée. Je suis là. On est là, tous les deux. Je vais dire à Kaoru que tu t'es réveillée. Elle va venir te chercher. Tu vas quitter cette île de malheur. »

Et moi, qu'est-ce que je vais faire ? J'étais resté pour Yukari et, vaguement, pour Shin. Mais Shin ne reviendra pas, lui non plus. Je n'ai plus aucune attache ici. Je devrais partir avec elles. Tout reconstruire. Avoir une relation saine avec Kaoru et soutenir Yukari. Je la serrai doucement contre moi, sentant ses côtes à travers son fin pyjama de coton blanc et lui murmurant une basse litanie de paroles censées la rassurer. Ce n'était pas à elle d'être là pour moi ; c'était l'inverse. Sinon, elle allait mourir, et tout sauf ça.

Mais ai-je le droit ? Si elle veut mourir, c'est son choix. Moi aussi, je l'ai envisagé ; mais j'ai tenu pour elle, pour qu'elle ait quelqu'un en se réveillant. Tenter de la convaincre de rester en vie est louable, mais je le fais pour les mauvaises raisons, par égoïsme et par solitude. Je ne veux pas la perdre, elle aussi. J'en ai marre. J'ai peur. J'ai froid. Je ne veux plus être seul. Ne meurs pas, Yukari. S'il te plaît.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Yukari A. Shûzen


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 30
Date d'inscription : 16/06/2014

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Non
Guide :: /

MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Sam 11 Oct - 20:28




FEAT. Hakai
route xx

入り江の国
Alors que tes yeux fixaient difficilement le plafond, tu voyais son visage à lui, un sourire discret aux coins des lèvres. Ce sourire qui lui allait si bien mais qu’il montrait trop peu. Et que tu n’allais plus revoir, jamais. Le froid de la solitude t’envahis soudainement, malgré l’étreinte que te donnais un de tes seuls amis survivants. S’il n’était plus là, tu ne voyais plus l’intérêt de te voiler la face en souriant. Après tout, tu étais devenu bien plus faible, ta maladie allait sûrement prendre le dessus, et la mort viendrait t’emporter bien plus vite qu’auparavant. Oui, tu allais sûrement bientôt quitter ce monde, à moins qu’il ne te laisse en vie pour pleurer ton désespoir à jamais. Non, tu n’allais pas supporter, tu n’allais pas pouvoir affronter cette vérité. Jamais, plus jamais tu ne te tiendras correctement debout, aussi fière et souriante qu’avant. Ca allait être impossible et tu ne voulais pas, tu ne voulais plus.

« Calme-toi. Il est mort. Il ne reviendra jamais à la vie. Reste pas bloquée. Je suis là. On est là, tous les deux. Je vais dire à Kaoru que tu t'es réveillée. Elle va venir te chercher. Tu vas quitter cette île de malheur. »

Non, non ! Tu t’agitais faiblement sous lui alors que des syllabes incompréhensibles daignaient sortir du fond de ta gorge. Tu ne voulais pas partir, jamais ! Tu ne voulais pas abandonner ce qu’il restait de lui, tu ne voulais pas le laisser derrière. Mais il fallait que tu réfléchisses sans être influencé. Vous n’alliez pas le laisser, vous alliez avancer, pour lui. Sauf que tu ne parvenais pas à distinguer le revers de la médaille. Pour toi, tout était perdu, tout. Plus jamais tu n’allais pouvoir retrouver le sourire, plus jamais tu n’allais pouvoir encourager Hakai. S’il restait avec toi, il allait plonger, il fallait qu’il vole de ses propres ailes, qu’il te laisse. Mais tu ne parvenais pas à lui dire, ta voix étant saccadée, meurtrit par la douleur que t’avais infligé cette nouvelle.

« V-veux …Pas … Ryuku … Abandonner … Non… Non … ! »

Et ta voix se remit à s’élever, un cri s’échappa à nouveau, à moitié étouffer par tes sanglots. Tu avais l’impression de t’étrangler dans la douleur, tes yeux ne voyaient plus rien, simplement des tâches noires qui se répandaient dans ton champ de vision. Un cauchemar, tu rêvais que ce ne soit qu’un cauchemar, mais tout semblait si réel … Pourquoi, pourquoi vous ?



code par Junnie sur Apple-Spring Ҩ 2013

_________________



Yukari, elle chante doucement en #B22222

Ava' par Yuichi-chii, you will make me cry, u know ? Thanks anyway. ; w ;
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hakai N. Ongakû


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 105
Date d'inscription : 28/10/2013
Age : 20
Localisation : DTC

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Oui
Guide :: Jin K. Levi

MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Sam 11 Oct - 21:20

Elle remuait faiblement dans mes bras, mobilisant le peu de force qui lui restait. Ça faisait tellement mal au cœur de la voir comme ça. Le changement était radical. Est-ce que moi aussi, j'ai changé aussi profondément... ?

« V-veux …Pas … Ryuku … Abandonner … Non… Non … ! », murmura-t-elle d'une voix hachée, interrompue par des sanglots et une respiration difficile.

J'eus un sourire amer. Oh que non, tu ne veux pas l'abandonner. Tu veux honorer sa mémoire. L'oublier, passer à autre chose, ça serait le trahir. Ça serait faire comme si tu n'avais jamais rien éprouvé pour lui. Comme s'il n'avait jamais compté. Tu veux vivre dans le passé, te plongeant dans tes souvenirs, tirant tes rares bonheurs des moments passés avec lui.

Et puis un beau jour, tu vas réaliser à quel point tu es malheureuse, à quel point tu gâches ta vie et à quel point ça n'en vaut pas la peine. Tu vas comprendre que c'est futile et que tu souffres beaucoup plus que si tu avais tourné la page. Sauf que ce sera trop tard. Et là, là, tu regretteras d'avoir une morale et des sentiments forts pour lui, tu regretteras de t'être attachée à son souvenir – attachée au sens premier du terme. Tu auras toi-même demandé à ton geôlier, ce connard qu'on appelle parfois dieu, parfois destin, parfois hasard, tu lui auras toi-même demandé de resserrer tes chaînes. Mais ça, j'aurai beau te l'expliquer, tu ne le comprendras que par toi-même. Tu n'es pas en état de réfléchir posément et de manière logique et raisonnable. Je ne l'ai pas été non plus.

C'est inutile d'essayer de te convaincre, mais moi aussi, j'ai une morale ; et ma morale me dit que je dois quand même tenter le coup, sinon, une fois encore, je le regretterai.

« Yukari », soufflai-je. « Pendant quatre ans, Shin a été plongé dans le coma. Pendant quatre ans, j'ai gardé espoir, parce que je n'avais pas d'autre solution. Je suis allé le voir tous les jours, et toi aussi, je venais te voir. Et puis un jour, il a disparu. Il avait été emmené, je ne sais où, par je ne sais qui. Je ne l'ai pas revu depuis, je ne sais même pas s'il est en vie. Ça fait plus d'un an, maintenant. Je me suis trop longtemps accroché à l'espoir de le revoir. Shin est mort. Peut-être pas comme Piper ou Ryuku, il n'a peut-être pas eu de mort physique, mais c'est tout comme. Je ne le reverrai jamais. Et je peux te le dire, Yukari, j'ai trop vécu dans le souvenir. J'ai trop bu, j'ai trop pensé à lui. Ça m'a fait mal au lieu de me soulager. Au début, je ne voulais pas me résoudre à sa disparition, parce que je ne voulais pas être tout seul, et parce que je ne voulais pas trahir sa mémoire. Mais maintenant, je me rends compte que ça ne valait pas le coup. C'est comme si tu fixais un précipice : au bout d'un moment, tu tombes. Je suis tombé. Et je ne veux pas que ça t'arrive. Range ton sens moral dans ta poche : il ne fera que t'encombrer. Deviens un loup. On t'a tout pris : ça veut aussi dire que tu n'as plus aucun point d'attache, plus aucun point faible. Tu es libre. Cette liberté, elle fait mal, et elle ne va jamais sans la solitude ; mais Yukari, tu as l'opportunité de devenir véritablement forte, et véritablement libre. Je ne te demande pas de redevenir la Yukari joyeuse et éclatante d'autrefois ; je te demande de ne pas te laisser entraîner par tes sentiments. Ne fais pas comme moi. Ça fait trop mal. N'oublie pas Ryuku, mais va de l'avant. Même si tu dois mourir demain. Va de l'avant, même si tu sais que tu n'auras pas le temps d'aller loin, parce que c'est le seul moyen de ne pas souffrir. Monte les marches des Enfers sans jamais regarder en arrière, sinon, tu te feras happer par les flammes, tes ailes brûleront, et tu seras promise à une douleur éternelle. », terminai-je en lui redressant la tête et plongeant mon regard dans le sien.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Yukari A. Shûzen


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 30
Date d'inscription : 16/06/2014

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Non
Guide :: /

MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Mar 14 Oct - 16:16




FEAT. Hakai
route xx

入り江の国
Tu sentais ses mains sur tes joues, tu savais qu’il te regardait, mais tu entendais à peine ses mots. Tous tes sens étaient en alerte, mais ton ouïe continuait à siffler, commençant presque à te donner la migraine. Tout ça t’avait complètement sonné. Tu essayais d’attraper les quelques mots de Hakai pour tenter d’en comprendre le sens, mais to esprit n’était pas assez lucide, ça ne voulait rien dire. Ton état actuel ne te donnait aucun moyen de raisonner convenablement. Tous tes repères avaient disparus, tous tes idéaux, ton futur, ta vie. Tu n’avais plus rien à quoi te raccrocher. Mais si, regarde, ouvre les yeux, retire ce voile noire et tu verras ! Sauf que ces pensées ne t’attinrent pas. Elles étaient loin, très loin, au fond de ton cœur qui venait d’être littéralement briser contre un mur. Un mur si solide que personne ne pouvait le briser. La mort.

Finalement, la voix de Hakai se tût et tu pris soudainement peur. Est-ce que tu avais perdu l’audition ? Tes yeux s’écarquillèrent de terreur alors que tes petites mains tremblantes tentaient de s’accrocher à lui. Impossible de prononcer une phrase complète, tu demeurais silencieuse, comme un corps sans âme, un corps qui ne se souvient que de la terreur et la solitude. Tu ne croyais pas aussi bien dire, les brûlures que t’avais laissées l’explosion n’était pas moindre. Ta nuque ainsi que le haut de ton dos et tes épaules furent particulièrement marqués. Ce n’était vraiment pas beau à voir, mais tu n’en savais strictement rien. Rien du tout. Comment le pouvais-tu ? Ton visage aurait pu être complètement abîmé, tu aurais pu être défigurée, tu n’en aurais eu aucune idée. Ah si, peut-être en voyant le regard de Hakai… Mais ton voile noir refusait de se lever, son visage était encore caché. C’était douloureux, tes yeux avaient du mal à suivre tous les mouvements que tu désirais leur faire faire, si bien que des larmes se formèrent de nouveaux aux coins de ceux-ci. Elles étaient remplies de douleur, de frustration et d’un sentiment que tu n’arrivais pas à qualifier. Tu te sentais si vide, c’était indescriptible pour toi, dans l’instant.

« Peur … J’ai … Peur … Ryuku … Non … »

Tes pensées se mélangeaient, ce grésillement dans tes oreilles résonnait plus fort que jamais, et ton esprit abandonnait. Incapable de remettre tes sens en place, c’est comme si on t’avait assené un énorme coup sur la tête et que tu étais sonné tout en étant à moitié consciente. Une de tes mains réussit malgré tout à s’accrocher à Hakai après des minutes qui t’étaient parus interminables, à tenter un misérable mouvement. Tout ceci était devenu si insupportable, presque invivable.

« Partir … Toujours … J’ai m-mal … »

En réalité, tu te sentais horrible de te plaindre ainsi à lui alors qu’il devait souffrir tout autant que toi., Tu étais si injuste en cet instant, si égoïste, tu te dégoûtais. Mais c’était vrai, tu avais mal, tes brûlures commençaient à s’éveiller et la douleur lancinante devenait de moins en moins supportable. Non,  ne lui impose pas un autre fardeau, tu en es déjà un assez gros, alors tais-toi, à jamais …

code par Junnie sur Apple-Spring Ҩ 2013

_________________



Yukari, elle chante doucement en #B22222

Ava' par Yuichi-chii, you will make me cry, u know ? Thanks anyway. ; w ;
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hakai N. Ongakû


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 105
Date d'inscription : 28/10/2013
Age : 20
Localisation : DTC

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Oui
Guide :: Jin K. Levi

MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Jeu 23 Oct - 11:26

Elle n'avait rien écouté, évidemment. Ou rien entendu. Je ne sais pas. Je retins un soupir et lui caressai doucement les cheveux.

« Peur … J’ai … Peur … Ryuku … Non … », bégaya-t-elle en tremblant.

Ma mâchoire se crispa. On se calme. Yukari n'a pas besoin d'un type qui ne rêve que de s'écraser sur elle pour pleurer. Ça fait des années que tu te morfonds dans ton coin, Hakai, alors tu peux bien faire une petite pause. Je l'enveloppai dans mes bras et la berçai doucement pour la rassurer. Paraît que ça marche.

« Partir … Toujours … J’ai m-mal … »

Je lui jetai un regard inquiet et murmurai :

« ... Je vais aller chercher le médecin. A tout de suite, Yukari. »

Je la lâchai et allai voir l'infirmière dans la pièce d'à côté – j'avais dit « médecin » par abus de langage. De manière très égoïste, j'espère qu'elle vivra au moins aussi longtemps que moi, mais c'est peu probable. Entre sa faible constitution, ses graves blessures et son état psychologique...

La jeune femme en blouse blanche examina rapidement Yukari avant d'expliquer son état physique.

( HRP : J'ai eu une sale panne d'inspiration, désolée D:
Je te laisse décider des blessures de Yuyu o/ )

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Yukari A. Shûzen


Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 30
Date d'inscription : 16/06/2014

Feuille de personnage
Participe à la Battle :: Non
Guide :: /

MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai Lun 29 Juin - 17:25


Tes pupilles s'écarquillèrent à nouveau. Non, non, tu ne voulais pas qu'il parte. Et s'il ne revenait pas ? S'il lui arrivait quelque chose ? Tes pensées ne firent qu'un tour avant de faire apparaître devant tes yeux des incidents plus horribles les uns que les autres. Ton corps se mit entièrement à trembler alors que ta voix refusait toujours d'atteindre un débit convenable.

Silence.
Silence.

Une infirmière semblait s'approcher, elle te parlait gentiment pendant qu'elle t'examinait. Toi tu grimaçais, mais seulement intérieurement. Ton visage restait de marbre – enfin non, tes sourcils se fronçaient de temps en temps, mais tu la laissais faire, t'étais comme une marionnette et tu sentais son regard sur toi. Est-ce que tu étais si horrible que ça, désormais ? Tu te sentais différente, mais physiquement, était-ce pire ? Tout n'était qu'un bazar complet dans ta tête, tu ne savais plus où tu en étais.
Après l'inspection, tu toussotais légèrement. Déjà que tu étais faible de constitution, tout ça semblait t'avoir achevé. De toute façon, tu n'avais plus la force de persévérer.

« Hmm, elle mettra du temps avant de bien récupérer, il faudra bien la suivre. Son dos est brûlé au second degré, il faudra faire très attention. Elle semble encore un peu dans les vapes, mais ça devrait aller mieux d'ici quelques jours. Ses jambes sont légèrement brûlées également, il faudra les bander régulièrement. En tous cas, elle ne sortira pas de suite, je suis désolé ... »

Brûlures … ? Des images de l'explosion te revinrent. Les cris, les flammes, le béton qui s'envolait comme du papier, la terreur... Tout n'était plus que cendres, et lui aussi...  

« Ryuku … Aah... Non... Pas Ryu-... »

Tu distinguais la main de l'infirmière venant caresser doucement tes cheveux, alors tu fermas les yeux. Quand tu les rouvris, c'était à nouveau Hakai. Est-ce qu'elle avait disparue … ? Non, elle était sûrement partie, simplement partie... N'est-ce pas... ?

« H-Hakai … Hakai... », murmuras-tu, des sanglots dans la voix.

_________________



Yukari, elle chante doucement en #B22222

Ava' par Yuichi-chii, you will make me cry, u know ? Thanks anyway. ; w ;
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: glimmer of hope ▬ feat. Hakai

Revenir en haut Aller en bas

glimmer of hope ▬ feat. Hakai

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Infinite Code :: Zone 01 :: Infirmerie-